· Hamid SAIDI · Cybersécurité  · 2 min read

Cyber Rating : un faux sentiment de sécurité ?

Le cyber rating séduit. Facile à lire, facilement partageable, il parle aux Comex. Mais derrière cette apparente simplicité se cachent des biais techniques profonds et un vrai risque stratégique : celui d'une illusion de sécurité.

Le cyber rating séduit. Facile à lire, facilement partageable, il parle aux Comex. Mais derrière cette apparente simplicité se cachent des biais techniques profonds et un vrai risque stratégique : celui d'une illusion de sécurité.

Le cyber rating séduit. Facile à lire, facilement partageable, il parle aux Comex. Mais derrière cette apparente simplicité se cachent des biais techniques profonds et un vrai risque stratégique : celui d’une illusion de sécurité.

💡 Pourquoi ça peut poser problème ?

  • Parce que le rating repose sur une vision extérieure de votre surface d’attaque, souvent incomplète ou erronée.
  • Parce que des actifs vous sont attribués alors qu’ils ne vous appartiennent pas (anciens noms de domaine, IPs réaffectées…).
  • Et inversement, des actifs bien à vous peuvent être jugés à risque alors qu’ils sont hors production, désactivés, ou protégés autrement.

⚠️ Résultat : une note “satisfaisante” peut masquer une vraie faiblesse de fond. Et à l’inverse, une mauvaise note peut reposer sur des éléments non critiques, voire inexistants dans votre périmètre réel.

🎯 À l’inverse, une analyse rigoureuse de votre surface d’attaque, validée en interne avec les bons outils (Attack Surface Management, la CMDB, scans techniques contextualisés…) permet de :

  • cartographier les vrais actifs exposés,
  • distinguer les failles réellement exploitables,
  • prioriser les efforts de remédiation là où ça compte.

📌 Alors, que faire des outils de rating ?

Le cyber rating n’est pas à jeter à condition de l’utiliser intelligemment :

  1. Un baromètre, pas un diagnostic : il mesure la perception extérieure, pas la réalité interne.
  2. Nettoyez le périmètre régulièrement : vérifiez les actifs qui vous sont attribués, supprimez les erreurs.
  3. Corrélez avec vos propres outils : un signal externe ? Vérifiez avec vos scans internes (Qualys, Tenable, etc.).
  4. Cadrez la communication : utilisez les scores pour sensibiliser les directions, mais expliquez leurs limites.
  5. Pilotez par plusieurs indicateurs : le rating ne remplace pas vos métriques internes (vulnérabilités critiques, taux de patching, MFA, etc.).

Le CESIN alerte à juste titre : ces outils peuvent être utiles mais pas seuls. Ils doivent s’accompagner de méthodes transparentes, d’une validation interne, et d’une vision réaliste du risque.

👉 Une bonne note ne sécurise rien. Une bonne compréhension de votre surface d’attaque, si.

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